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Planifier un tour des Alpes : quatre pays en sept jours

Planifier un tour des Alpes : quatre pays en sept jours

Planifier un tour des Alpes en 7 jours : itinéraire à travers la Suisse, l’Italie, l’Autriche et la France avec cols, étapes, contrôles techniques et conseils avisés.

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Un tour des Alpes n’est pas une fuite du quotidien, mais un rendez-vous précis avec la géographie, la météo et la machine. Celles et ceux qui veulent relier la Suisse, l’Italie, l’Autriche et la France en sept jours ne planifient pas à vol d’oiseau, mais en temps de virages. 250 kilomètres peuvent représenter une journée de travail entière dans les Alpes. Un col n’est pas un tronçon d’autoroute avec vue, mais un rythme de lacets, de zones de freinage, de gravillons, de bétail en pâture et de nuages qui filent plus vite que n’importe quelle application météo.

La règle de base : moins de kilomètres, plus d’Alpes

Pour sept jours, 1 600 à 2 000 kilomètres sont réalistes si le voyage doit rester un plaisir. Les pilotes ambitieux en font davantage, mais ils le paient par la fatigue. Dans les Alpes, la concentration fait partie de l’équipement de sécurité. Une bonne valeur journalière se situe entre 220 et 320 kilomètres, selon l’altitude des cols, le trafic et les arrêts photo. En particulier en juillet et en août, les camping-cars, les courses cyclistes et les chantiers prennent du temps. Celles et ceux qui partent tôt roulent souvent sur les cols les plus célèbres dans leur meilleure version : air frais, peu de trafic, visibilité dégagée.

Le meilleur tour des Alpes n’est pas celui qui compte le plus de cols, mais celui où il reste encore de l’attention le soir.

Jour 1 : la Suisse en ouverture, Furka, Grimsel, Susten

Une entrée classique mène de la Suisse centrale au triangle des cols Furka, Grimsel et Susten. Ces routes sont de l’ingénierie suisse en asphalte : bien marquées, généralement bien sécurisées, mais strictement surveillées. En Suisse, les excès de vitesse coûtent cher, parfois très cher. Selon l’enneigement, la Furka ouvre généralement entre juin et octobre ; seules les annonces actuelles des cantons font foi. Celles et ceux qui empruntent les autoroutes ont besoin d’une vignette suisse pour la moto. Qui a le temps évite de toute façon l’autoroute.

Jour 2 : vers l’Italie, le Stelvio avec raison

Le trajet vers l’Italie peut passer par l’Engadine et le col de l’Umbrail pour rejoindre le col du Stelvio. Le col du Stelvio, à 2 757 mètres, est célèbre, mais pas toujours agréable à rouler : lacets étroits, trafic dense, bus, cyclistes. C’est un monument, pas un secret bien gardé. Point mécanique important : ne pas laisser les freins frotter en continu. Dans les longues descentes, les rapports courts et le frein moteur aident. Les moteurs à injection modernes compensent eux-mêmes la raréfaction de l’air en altitude ; les anciens modèles à carburateur tournent souvent plus riches et plus paresseusement en haut.

Jour 3 : Tyrol du Sud et Dolomites, l’art de la trajectoire

Le Tyrol du Sud et les Dolomites montrent pourquoi les voyages à moto ne sont pas seulement un moyen de transport. Le Sella, le Pordoi, le Falzarego ou le Gardena offrent des roches claires, des lacets courts et des revêtements changeants. Ici, le regard compte plus que la puissance. Un tourer de 80 PS peut être plus harmonieux qu’une superbike surmotorisée. Des pneus avec une bonne adhérence sur le mouillé sont plus importants que les valeurs de comptoir. Les pneus sport-touring de conception moderne offrent aujourd’hui longévité et grip, deux qualités qui semblaient presque incompatibles il y a 20 ans.

Jour 4 : Autriche, Timmelsjoch et règles

Depuis le Tyrol du Sud, le Timmelsjoch est un passage évident vers l’Autriche. La route alpine de haute montagne est soumise à péage et ouverte selon la saison. L’Autriche exige une vignette pour les motos sur les autoroutes et voies rapides ; certaines routes panoramiques sont en plus payantes. L’équipement est également important : en Autriche, les motocyclistes doivent emporter une trousse de premiers secours, emballée de manière étanche à la poussière. Celles et ceux qui roulent avec un échappement accessoire bruyant devraient tenir compte des restrictions régionales de bruit au Tyrol. Elles concernent certaines routes et les motos présentant un niveau sonore à l’arrêt élevé selon le permis de circulation.

Jour 5 : du Vorarlberg ou du Tyrol vers la France

La transition vers la France peut se faire via le Vorarlberg, la Suisse ou le nord de l’Italie. Celles et ceux qui veulent garder un itinéraire compact passent par la Suisse et la région de Genève. Celles et ceux qui cherchent davantage de virages empruntent des cols dans le Piémont et rejoignent les Alpes françaises par le sud. Ici, une chose compte : les passages de frontière dans l’espace Schengen paraissent anodins, mais le droit de la circulation reste national. En France, les gants de moto homologués CE sont obligatoires. Un gilet de sécurité doit être emporté et porté en cas de panne ou d’accident.

Jour 6 : France, Route des Grandes Alpes

Les Alpes françaises sont plus vastes, plus brutes, souvent moins parfaites que la Suisse. C’est précisément ce qui fait leur charme. Des tronçons de la Route des Grandes Alpes, par exemple via le Galibier, l’Iseran ou le Col de la Bonette, comptent parmi les grands paysages moto d’Europe. Le Col de l’Iseran atteint 2 764 mètres et est considéré comme l’un des plus hauts cols alpins goudronnés. La météo peut y basculer en quelques minutes. Même en plein été, des gants chauds et une combinaison de pluie doivent faire partie des bagages, non pas tout au fond avec les vêtements du soir, mais à portée de main.

Jour 7 : retour sans posture de héros

Le dernier jour est le plus dangereux, parce que la tête est déjà à la maison. C’est pourquoi l’étape finale ne devrait pas être la plus longue. Une planification sensée place le dernier grand col le matin et laisse ensuite de la marge pour l’autoroute, les bouchons ou l’orage. Celles et ceux qui doivent encore avaler 600 kilomètres à la fin ont mal planifié au départ. Les Alpes pardonnent moins bien la fatigue qu’une plaine.

Contrôle technique avant le départ

Avant le voyage, il faut vérifier la profondeur des pneus, la pression, les plaquettes de frein, la tension de chaîne, le niveau d’huile, le liquide de refroidissement et l’éclairage. Un pneu arrière déjà bien entamé peut disparaître plus vite que prévu dans les Alpes, parce que les lacets et les revêtements rugueux travaillent. Pour une transmission par chaîne : emporter un petit lubrifiant et regraisser après la pluie ou les longues étapes. Sur les grosses trails de voyage chargées, la précontrainte de suspension doit être adaptée. Sinon, l’avant devient léger, la moto s’inscrit de manière imprécise et freine moins bien.

Bagages : léger vaut mieux que complet

Beaucoup préparent un tour des Alpes comme s’ils devaient hiverner lors d’une expédition. Mieux vaut une règle claire : deux couches pour la chaleur, une couche imperméable, de l’outillage pour les petites réparations, un kit de réparation de pneu, une powerbank, les documents. Un GPS ou des cartes hors ligne sont utiles, car le réseau mobile peut être peu fiable dans les vallées et derrière les parois rocheuses. Les hôtels ou auberges devraient être réservés à l’avance dans les régions prisées, surtout le week-end.

La meilleure période

De juin à septembre, c’est la fenêtre principale. En juin, il reste encore de la neige au bord de la route sur les cols élevés ; en septembre, la lumière et le trafic sont souvent plus agréables. Octobre peut être magnifique, mais risqué : des fermetures précoces sont possibles. Avant chaque étape, il faut vérifier l’état des cols, le radar météo et les chantiers locaux. Non pas par peur, mais par respect. Un tour des Alpes à travers quatre pays en sept jours est faisable. Il ne devient beau que lorsque la planification ne signifie pas contrôle, mais liberté avec réserve.

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